
Trois semaines après et tout espoir envolé, il récupère son portable et me dit qu’il ne peut pas m’oublier. Heureusement, parce que moi non plus, ce que je lui ai répondu. Je me trouve un pen pal à l’autre bout du monde, involontairement et je termine ma semaine le samedi à 20h, épuisée. Les deux prochains weekends à sortir. Reste à savoir où, reste à savoir avec qui mais je compte bien profiter de ces rares fois où je ne travaille pas dix heures d’affilée. The Antlers en concert le 02 mars et mes chers Yeasayer le 20 au prix d’une dure réorganisation, je surveille le calendrier et guette les échéances, avant les sorties, les réponses, les retrouvailles.
Paradoxalement, alors que cette année est celle où j’ai le moins de temps pour moi, entre l’université et le travail, je la trouve plus riche que les précédentes. Certainement que je me pose moins de questions, que je n’en ai pas le temps ; ou simplement que je me les pose trop tard, lorsque les décisions sont prises et que les conséquences n’attendent plus que de frapper. Je n'ai pas trouvé mieux pour éviter les regrets.
